L 'Autosuggestion . 3 .
« L’hypothèse matérialiste :
Erreurs et détracteurs. »
(Troisième partie)
Il est intéressant de remarquer que tous les adversaires de Coué et de ses partisans, furent et sont toujours les ennemis du spiritualisme et, à plus forte raison, du spiritisme. Cela se conçoit aisément puisqu’à partir de ses théories et de l’apport des faits concernant l’autosuggestion, Coué mettait en évidence l’esprit, le périsprit et tout ce qu’il en résulte.
A noter que le célèbre pharmacien n’était point spirite et que son travail eût été plus complet et moins sujet à contreverse sur certains points s’il avait eu dans son bagage certaines données que, seul, le spiritisme est à même de fournir comme, par exemple, l’existence du périsprit et ses propriétés particulières.
Globalement, sa démarche reste satisfaisante et instructive car les expériences pratiques de guérisons et de « bonne prise en charge de l’être moral », par sa méthode, ont été prouvées.
En résumé, il a su démontrer cette loi incontournable que l’état mental règle et conditionne l’état physique.
Pourtant, nos savants s’obstinent à nous dire que le caractère, l’état mental, le comportement moral d’un individu sont entièrement et fatalement déterminés par les conditions physiques de l’organisme, du cerveau et des glandes endocrines.
Pour appuyer cette thèse, des médecins constatèrent au cours d’autopsies, que des conformations spéciales du cerveau ou des troubles de certaines glandes coïncideraient avec tel ou tel trouble mental.
Ils ne manquèrent pas de conclure, non sans hâte, que « le trouble physique est cause du trouble mental ».
C’est exactement ce qui se produit actuellement par rapport aux recherches concernant la génétique ou l’on affirme que tel gène est la cause de telle anomalie, sans chercher à savoir s’il n’existe pas une prédisposition mentale (et donc périspritale) à l’inscription génétique entraînant ladite anomalie.
De même qu’il fut constaté par le passé que la présence de certains produits ou de certaines hormones dans le sang, en proportions anormales, coexistait avec certaines particularités du caractère.
Pourquoi ne serions-nous pas autorisés, nous spirites, à affirmer que c’est le trouble mental qui cause le trouble physique, que c’est le défaut de caractère qui déclenche un dysfonctionnement des glandes endocrines.
Est-ce l’ulcère qui provoque l’anxiété ou l’inverse ?
Lorsque vous êtes en colère, le sang afflue à votre visage.
Pensez-vous que ce soit cet afflux qui cause le sentiment de colère ?
La médecine officielle a toujours fait fausse route et continuera de le faire tant qu’elle s’obstinera à multiplier les traitements physiques, en négligeant systématiquement le traitement mental. Cela fut pressenti par de nombreux penseurs, de Socrate à Allan Kardec.
Alain Duwa
Extrait tiré du Journal Spirite n°27
Revue du Cercle Spirite
Allan Kardec de Nancy. (Janvier 1997)
