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Spirits de Mirabeau
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22 janvier 2011

L'éducation religieuse

                   Extrait des communications médiumniques
Obtenues par Mme De Watteville (fin du 19ème siècle - début 20ème)


                      « L’éducation religieuse »


Mme x … a-t-elle raison de dire qu’il vaut mieux apprendre aux enfants le catéchisme que rien du tout, en attendant la diffusion du spiritisme ?

   Je ne suis pas de cet avis.
Je crois fermement qu’on peut élever une génération d’hommes honorables et travailleurs, de femmes sages et dévouées, sans les bourrer d’absurdités* qui ont l’immense tort de faire naître très vite, dans leur âme, un doute qui, bientôt, deviendra la certitude qu’on leur a menti, et que ceux qui leur ont menti sont précisément les êtres envers lesquels ils devraient avoir la plus grande vénération et le respect le plus sincère.

images__36_    En second lieu, je ne vois pas du tout la nécessité de chercher à tout obtenir par la crainte, l’intimidation ou l’appât d’une récompense. Je trouve cela indigne d’un être en progrès.

    Si j’avais un plan d’éducation philosophique à tracer, je voudrais enseigner à l’enfant trois choses principales :

    La bonté, acquise en lui faisant constamment considérer les misères de l’humanité et en l’habituant, dès le jeune âge, à cette pensée qu’il faut se tendre la main réciproquement ;

    Le travail, en lui faisant toucher du doigt la nécessité de se pourvoir sans l’aide de personne, d’une manière fière et digne, recevant parce qu’on a donné ;

    Le respect de soi-même, pour lui apprendre à se considérer comme un être qui ne doit pas déchoir et doit se conduire d’une manière absolument honnête et loyale.

   De ces trois branches primitives, partiraient tous les rameaux de la perfection : la bonté engendrerait la pitié, la charité, le dévouement, souvent le renoncement à soi-même pour le bien des autres ; le travail engendrerait l’activité, le bon exemple, et empêcherait le vice de se creuser une place dans l’âme humaine, car ceux qui ne restent pas oisifs, ceux qui sont dominés par l’activité, n’ont aucun loisir à consacrer à la débauche, et, le soir les trouvant fatigués de leur tâche, ils ne songent pas aux plaisirs avilissants.

   Le travail aiderait l’homme charitable à procurer aux autres le bien-être, ou tout au moins le nécessaire, en leur fournissant l’ouvrage, en leur donnant l’exemple de l’activité puis, l’amour propre bien compris entraînerait à sa suite l’honnêteté, et la bravoure quand ce serait nécessaire.

   Ces trois qualités, se complétant, devrait fabriquer des âmes très fortes or, il me semble qu’il serait très facile de les inculquer à la jeunesse. J’ai déjà dit comment on s’y prendrait pour faire naître le sentiment de la bonté, la considération des misères humaines.

   Quand au travail, en cherchant ce qui plait à l’enfant, en devinant quelle branche doit l’intéresser, convenir à sa nature, on éviterait bien des mauvaises classes ou des années de paresse.

   Puis, on s’aiderait de l’amour-propre pour lui faire franchir les étapes difficiles ou arides de l’instruction, et je crois qu’ainsi menée, l’âme enfantine n’aurait aucun besoin du grand Dieu à barbe blanche, armé de sa fourche destinée à précipiter les neuf dixièmes du genre humain dans les flammes de l’Enfer. (….)

Il y a des gens qui disent qu’il faudra bien des églises spirites ?

Et pourquoi faire ? Est-ce que les idées de bien, de charité, de bonté, de pardon, et de justice, ont besoin de messes pour se propager ? Chacun les enseignera aux siens.

La religion, ou, plutôt, les religions sont les tuteurs que l’on met aux jeunes âmes ; ce sont les images que l’on présente aux incarnés dans la jeunesse de leur évolution pour que, dans leur souvenir, subsiste l’acte comme aussi l’engagement pris de suivre la voie du progrès dont ils ont accepté de subir la loi.

Mais, comme l’enfant qui s’élance des bras de ses parents, lorsque ses jambes peuvent le porter, l’âme incarnée s’échappera des liens dogmatiques dès quelle se sentira assez forte et assez vaillante pour voler seule et sans appui vers les éternels séjours.

_ *Je crains et je comprends que ce mot absurdité* puisse blesser nos amis (es) pratiquants, attachés à une  religion, ceci n’est surtout pas notre intention, qu’ils sachent que nous les respectons. J’ai pour cela, longuement hésité avant de vous transmettre ce message, mais le contenu de ce texte est si riche, qu’il me paraît intéressant d’en prendre notes. Il est nécessaire de tenir compte de l'époque à laquelle ce texte a été reçu.
Marthe.

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Commentaires
N
Bonjour Marthe,<br /> Je suis tout a fait d'accord avec Annette; c'est un texte qui a sa place même maintenant au 21eme siècle ...
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A
Merci Marthe d'avoir "oser" passer ce texte ancien d'un siècle environ, mais tellement vrai .<br /> Depuis trop lontemps, l'humanité souffre de mensonges, manipulations religieuses et politiques<br /> Nous avons besoin de vérité et de dignité . La fin<br /> ne justifie pas les moyens !!surtout pour nous spirites qui croyons en ce Dieu d'Amour et de justice, qui ne laissera aucune âme sur le bord du chemin . Cela donne espoir et force pour accomplir sa tâche .
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  • Ce groupe de développement spirituel tient deux réunions chaque semaine à Mirabeau. Il pratique la communication avec les esprits, sans les invoquer, depuis 1985. Comprendre la mort, l'utilité de la réincarnation, c'est mieux comprendre le sens de la VIE
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